• Le rat des villes et le rat des champs (version Kerfon le Celte)

     

     

    Le rat des villes

    et le rat des champs

    (version Kerfon le Celte)

     

     

      Au coin de la rue Cent et de la rue d’Émile,

    Un jour le rat des champs croisa le rat des villes ;

    En ce lieu où tout casse affleure l’égout percé

    Lors, nombre de rats passent y faire leur marché…

     

     « Chez toi, fit le bouseux, humer est un chagrin !

    Sans mentir j’aime mieux respirer le purin ! 

    Je ne sais pas comment tu peux te plaire ici,

    En l’absence de vent tu risques l’anoxie… »

      « Ça ne sent rien du tout ! Surenchérit l’urbain,

    A cette heure, il est fou d’oser parler parfums !

    Reviens en matinée, quand coule l’eau des chiottes,

    Là, je peux t’assurer que vraiment ça cocotte ! »

     

    Mais le rat, grand chauvin, qui en avait trop dit

    Jugea fort opportun d’adoucir son récit :

    « Je dois te préciser que l’eau qui coule ici

    Une fois épurée ruisselle dans ton puits ! »

      Le raton campagnard s'écroule en pâmoison.

    Il se souvient, geignard, ses cours de natation.

    Frappé d’hypocondrie il se souvient des tasses

    Qu’il avait, dans le puits, avalées lors des brasses.

     

    Déprimé le rongeur regagna ses pénates,

    Un havre de senteurs sans se fouler la rate ;

    Il partit en secret à la consultation

    En jurant, désormais, de bannir les plongeons.

     

    Que l’on soit rat de ville ou encor rat des prés

    Il est des débats vils qu’il convient d’éviter ;

    L’égout et les odeurs ne se discutent pas,

    Ce sujet ravageur ne plaît qu’aux scélérats.

     

    KERFON LE CELTE

     

     

    Blogmarks

  • Commentaires

    1
    Samedi 12 Juillet 2014 à 21:54
    cathycat33

    Ville ou campagne... les goûts et les odeurs... ça ne se discute pas.. Bisous

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