• L’île était si proche….

    (Mieux mon creux éclairé que le mont pâle atteint)

     

    L'ïle était si proche...

     

    Belle-Île était si proche qu’il croyait la toucher

    Et mettre dans sa poche son insularité…

     

    ***

     

    Sur sa coque de noix « Jean Korrigan » rêvait…

    En s’aidant de la voix, vers Belle-Île, il ramait …

    Mais - gage de marin - aucun homme des bois

    Ne saurait être îlien sans la crise de foi….

     

    La mer roulait ses flots, les vagues divaguaient…

    Les plus forts des rouleaux se ruaient sur les quais…

    Lors, dites-moi comment, dans ce monde de brute,

    Cet ostrogoth hélant pouvait toucher son but…

     

    La frêle embarcation vite se retourna

    Présentant aux poissons le décor mort du mat ;

    L’apprenti matelot - qui ne savait nager -

    Bien malgré lui but l’eau avant de perdre pied…

     

    L’affaire fit du bruit jusqu’au fond de l’abîme

    Faisant venir les plies, maquereaux et sardines ;

    Ces saint-bernards des mers prirent les choses en mains,

    Hissant le pauvre hère au creux de leurs dos fins…

     

    L’apprenti conquérant, revenu sur sa lande,

    Déclara, sur le champ, préférer Brocéliande :

    Quand on ne naît pas grand au milieu des feuillages

    Mieux vaut confier ses ans au bon plancher des vaches…

     

    Belle-Île était si proche qu’il croyait la toucher

    Et mettre dans sa poche son insularité…

     

    KERFON LE CELTE

     

    L'ïle était si proche...

     

     

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  •  


    Le maître-nageur joue aux dames...

     

     

     

     


    Du haut de son perchoir le beau maître nageur

    A, sur la «caquetoire », un œil inquisiteur :

    Il choisit la poulette aux formes arrondies,

    Qui viendra, gentillette, à la brasse en son nid ! 

     

    Sur le sable brûlant, les susnommées "poulettes "

    Plissent l’œil, admirant le joli corps d’athlète ;

    Certaines, fines mouches, aimeraient suffoquer,

    Sûres qu’un bouche-à-bouche viendrait les ranimer !

     

    Ah ! Si j’avais vingt ans, du peps et des nageoires,

    Je serais sûrement au sommet du perchoir ;

    Mais je suis ce quidam qui, au bord de l’amer,

    Pour enjôler les dames les plonge dans ses vers…

     

    KERFON LE CELTE


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  •  

     

    L’épître selon Saint Jean…

     

     

     

     

     

     Un jour pieux comme un autre, en récitant l’épître,  

    Le très Saint Jean, apôtre, a osé faire le pitre ;

    Jésus, en le voyant, s’est montré intraitable

    Envers ce lieutenant habité par le diable :

     

    « Tu blasphèmes l’épitre - a-t-il dit à l’apôtre -

    A faire ainsi le pitre et amuser les autres !

    Pour punition, l’apôtre, au souper chez les moines,

    Ton assiette d’épeautre aura un goût d’avoine…! »

     

     

     

    KERFON LE CELTE

     

     

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  • La boîte de Papa…

     

        

     La cinquantaine acquise, trois copains de lycée,

    Émus par la surprise, viennent de se trouver ; 

    Après 30 ans passés d’une vie bien remplie,

    Avec sincérité, chacun conte l'acquis…

     

    - Dans l’ébénisterie que papa m’a confiée,

    J’m’en suis pas mal sorti, commente le premier ;

    J’ai créé des emplois, ouvert d’autres boutiques

    Tous les clients, chez moi, ont sitôt le déclic…

    Oh !

    Ce n’est pas « IKEA ® »,

    L’enseigne légendaire,

    Mais croyez-moi, les gars,

    C’est une belle affaire…

     

    - Dans la quincaillerie obtenue en étrennes,

    J’ai fait du fer, aussi, commente le deuxième ;

    J’ai créé de l’emploi, ouvert dix magasins,

    Tous les clients, chez moi, avouent se sentir bien…

    Oh !

    C’n’est pas « LEROY MERLIN ® »,

    Et ses magasins verts,

    Mais sachez, les copains,

    C’est une belle affaire…

     

    - Moi ! s’écrie le dernier, sapé comme un nabab

    J’m’en suis pas mal tiré malgré mon handicap ;

    Mon père, un maquereau, m’a laissé cinq gonzesses,

    Aujourd’hui, sur Bordeaux, j’en ai quatre-vingt-treize…

    Oh !

    C’n’est point le Ministère

    Dit de l’Éducation,

    Mais croyez-moi, chers frères,

    C’est un joyeux boxon…

     

     

    KERFON LE CELTE

     

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  •   

    « Thank you for coming… ! »

     

    CAILLOU 

     

     Une sandale unique usée par trop de pas,

    Un vieux seau en plastique abîmé çà et là,

    Un fagot de bois vert qui n’aura pas brûlé

    Vu qu’il est à l’amer d’avoir été coupé…

     

    Un flacon de whisky… vide, bien entendu,

    Des canettes aussi, écrasées et pointues,

    Un pack de lait solaire avec plus rien dedans,

    Des sacs de chez « Leclerc ® » vendus à prix coûtant…

     

    Des kilos de mégots, tabac blond, tabac brun,

    La couche d’un marmot délaissée aux embruns,

    Des " machins " usagés, je n'en dirai pas plus

    Sauf que, caoutchoutés, ils sont loin d’être humus

     

    C’est tout pour aujourd’hui, je suis las, j’abandonne,

    Tous les ans, c’est ainsi, parole d’autochtone,

    La plage en a tant vu qu’elle vous sait indignes,

    Bande de porcs, salut et « thank you for coming »…

     

     

      KERFON LE CELTE

     

     

     http://www.eitb.com/multimedia/images/2009/09/02/157562/157562_IMG_1210_dest_2.JPG

     

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  •  

       

    Ouaff ! Ouaff… !

     

      

    Des os mous ...un mol os...! 

     

    « Votre molosse aboie ! » grommelle mon voisin,

    Un vieux con rabat-joie qui a horreur des chiens...

     Quitte à le laisser coi  j'affranchis ce benêt :

    """ Surtout  avisez-moi si un jour il miaulait…"""

     

    KERFON LE CELTE

     

     

     

     

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  •   

    Le téléchargement chaud....

     

      

    La pop star dîne à l’huile

    D’Olive uniquement !

    Les grands crus qui défilent

    Lui coûtent énormément,

    C’est à coup de cachets

    Qu’il s’offre le bonheur

    Donc, bien que tabou laid,

    Il veille aux droits d’auteur…

     

    Seul Djamel, l’intrépide,

    S’huile différemment ;

    L’onguent, dit « à Rachid »,

    Est son seul condiment,

    S’il est prêt à s’asseoir

    Sur quelques cacahuètes,

    Il ne voudrait pas voir

    Revenir la disette

     

    Nanti de cette info,

    Ami des fous chantant,

    Tu ruines tes héros

    En les téléchargeant ; 

    Lors, comment veux-tu donc

    - Si tu pipes le deal -

    Que, sans son ding-ding-dong,

    Ta pop star dîne à l’huile…?

     

    KERFON LE CELTE

     

     

     

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  •   

    Dur, dur... la peinture… !

     

     

    Ce propos paraîtra grivois à qui voit gris... !

     

    J’étais avec Margot en travaux de peintures

    Quand, soudain, mon pinceau est devenu très dur…

    Au pied de l’escabeau je l’ai trempé bien vite

    Sans le recours idiot au pot de white-spirit…

     

    Alors, si comme moi vous faites des travaux,

    Si vous soignez les soies de votre long pinceau,

    Sans attendre longtemps, préparez l’escabeau

    Et priez instamment la venue de Margot…

     

    Très loin de moi l'art de l'offense

    Mais au nid soit qui mal y pense...   

     

    KERFON LE CELTE

     

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  • L’amie Mimi… !

     Mimi, la coccinelle, est si enveloppée

    Que son sweat en dentelle est un pourpoint serré ;

    Elle est déterminée - plutôt qu’un long régime -,

    A courir dans les prés et se mettre à la gym…

     
    Ce matin, samedi, elle part sur la route

    Dans un short à bas prix livré par "la Redoute ®" ;

    C’est sa journée footing ou plutôt marathon,

    Elle fait le forcing et ainsi fond, fond, fond…

     Mimi la coccinelle a l’art de croire ainsi

    N’être qu’une chandelle qui brûle en une nuit ;

    Hélas le grand parcours est du genre pentu

    Et, au premier détour, la belle n’en peut plus…


     Elle s’est arrêtée au milieu du chemin,

    Le physique entamé... pourquoi aller plus loin ?

    C’était couru d’avance, la faiblesse est innée :

    La belle est en souffrance d’un gros point de côté.

     

    KERFON LE CELTE

     

    Un clic et vous êtes
    dans l'atelier de l'Artiste... 

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  •   

    Elucubrations batraciennes…

     

    Elucubrations batraciennes.... 

    (Nul n'ignore combien l’été 2013 se fit attendre...

    Une grenouille verte vous en parle…)

     

    « C’est l’été tard ! Dit la grenouille

    Qui rit quand pleurent les gargouilles,

    Ma mare, hier encor au plus haut,

    N’est plus qu’un repaire à crapauds… !

     

    C’est l’été tard et tout se brouille,

    Je n’ai pas un sou dans les fouilles,

    Si j’avais au moins deux euros,

    Je partirais vers d’autres zoos… !

     

     C’est l’été tard de la débrouille,

    Je décampe du clou qui rouille,

    Jouer les ténors du barreau

    N’est jamais très bon  pour les os… !

     

     C’est l’été tard ! Dit la grenouille

    Morte de soif, prise de trouille,

    Elle assure, avec le bulot,

    Qu’ici-bas tout part à vau-l’eau… !

     

    KERFON LE CELTE

     

    Elucubrations batraciennes....

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